3 Le syndrome coprinien
Les troubles apparaissent uniquement lorsque les champignons sont consommés avant, en même temps, ou juste après la consommation d’alcool sous toutes ses formes (effet antabuse).
Espèces responsables :
Coprinus atramentarius (coprin noir d’encre) Coprinus micaceus (coprin micacé) et les champignons proches |
Les troubles sont de type cardiovasculaire avec trouble cardiaque, dilatation des vaisseaux sanguins, rougeur de la face, et malaises. Ces troubles peuvent être préoccupants chez les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque. L’ingestion d’alcool plusieurs jours après celle du champignon provoque les mêmes troubles.
Le traitement consiste à supprimer l’alcool sous toutes ses formes pendant plusieurs jours |
Ce syndrome est dû à la muscarine agissant sur le système nerveux autonome par une action parasympathomimétique. Ceci entraîne une bradycardie (ralentissement du cœur), la ilatation des vaisseaux sanguins et chute de tension artérielle, l’augmentation du péristaltisme intestinal (contractions des muscles de l’intestin), diarrhées, sueurs, salivation augmentée, myosis (rétrécissement de la pupille).
Ces symptômes sont plus dangereux chez les insuffisants cardiaques et peuvent même être mortels. Des nausées et vomissements non spécifiques peuvent également survenir.
Espèces responsables :
les inocybes Inocybe patouillardii (inocybe de Patouillard) peut être mortel Inocybe rimosa (inocybe fastigié) Inocybe asterospora (inocybe à spores étoilées) Inocybe geophylla (inocybe à lames terreuses) les mycènes Mycena pura (mycène pur) et Mycena rosea (mycène rose). |
les clitocybes blancs Clitocybe dealbata (clitocybe blanchi) Clitocybe rivulosa (clitocybe du bord des chemins) Clitocybe candicans (clitocybe blanc) Clitocybe cerrusata (clitocybe cérusé) Clitocybe phyllophilla (clitocybe des feuilles)
|
Le traitement est à base d’atropine (produit extrait d’une plante médicinale toxique, la belladone) sous contrôle médical. |
Les troubles sont plus ou moins opposés à ceux du syndrome muscarien.
On observe une tachycardie (accélération du rythme cardiaque), uneconstriction des vaisseaux sanguins avec hypertension et l’ assèchement des muqueuses.
On observe également des troubles du système nerveux central, des vomissements et des diarrhées.
Amanita muscaria Espèces responsables :
Amanita pantherina (amanite panthère) qui peut être mortelle Amanita muscaria (amanite tue-mouches) Amanita gemmata (amanite jonquille) parfois consommée sans problème. |
Le traitement est constitué en partie de calmant |
Retour vers la page générale "Mycologie" |